Les acheteurs non espagnols ont représenté 21,4 % du total des transactions, un record historique selon les dernières données.
Les transactions immobilières réalisées par des étrangers en Espagne ont représenté 21,4 % du total des ventes au niveau national au premier semestre de cette année, le chiffre le plus élevé jamais enregistré. Les ventes de logements libres à des étrangers ont toutefois reculé de 7,5 % sur un an au premier semestre 2023, rompant avec la tendance positive des quatre semestres précédents, marqués par des hausses continues après les baisses de 2019 et 2020 (le second semestre 2022 avait affiché une hausse de 9,8 %). Mais comme les achats de logements par les Espagnols ont eux aussi reculé en raison du renchérissement du crédit et des logements, le poids des achats étrangers dans le total atteint un niveau record.
Les non-Espagnols ont réalisé 67 983 transactions entre janvier et juin de cette année ; 56,8 % d’entre elles l’ont été par des étrangers résidents, en baisse de 3,4 %, tandis que les achats des non-résidents ont chuté de 12,4 %, selon les données du Conseil général du notariat espagnol.
Les ventes de logements libres à des acheteurs étrangers n’ont progressé que dans quatre régions et ont reculé dans les treize autres. Les hausses ont été enregistrées dans les Asturies (27,7 %), en Galice (14,8 %), à Murcie (5,5 %) et dans la région de Valence (1,3 %). Les régions suivantes ont fait mieux que la moyenne nationale (-7,5 %), tout en reculant : Castille-et-León (-4,8 %), Catalogne (-4,2 %) et Aragon (-3,3 %).
Les plus fortes baisses ont été observées aux îles Baléares (-32,0 %), en Navarre (-19,7 %) et en Andalousie (-15,3 %), tandis que le Pays basque (-13,3 %), les îles Canaries (-12,6 %), la Castille-La Manche (-12,5 %), Madrid (-11,5 %), La Rioja (-11,1 %), la Cantabrie (-9,9 %) et l’Estrémadure (-9,2 %) ont enregistré des reculs plus contenus.
Les Britanniques en tête.
Par nationalité, les étrangers ayant acheté le plus de logements sont les Britanniques, avec 9,6 % du total des transactions (6 498), suivis des Allemands (8,1 %) et des Marocains (7,3 %). L’ensemble des autres nationalités extra-européennes a représenté 12,8 %. Même si, pour la première fois en deux ans, les achats des étrangers de toutes nationalités ont reculé sur un an, ceux des Russes (50,2 %), des Ukrainiens (41,6 %) et des Américains (13,6 %) ont augmenté par rapport au premier semestre 2022.
Prix moyen.
Le prix moyen au mètre carré des transactions réalisées par des acheteurs étrangers au premier semestre 2023 s’est établi à 2 095 euros. Les prix ont augmenté dans quatorze régions et baissé dans les trois autres. Les hausses ont atteint deux chiffres en Estrémadure (12,3 %), en Cantabrie (11,1 %) et à Murcie (10,2 %). Les régions suivantes ont connu une croissance plus modérée, mais supérieure à la moyenne nationale (1,3 %) : îles Canaries (8,4 %), Catalogne (7,9 %), Madrid (7,7 %), Castille-et-León (6,1 %), région de Valence (5,2 %), Pays basque (4,2 %), La Rioja (4,1 %), Andalousie (3,2 %) et îles Baléares (1,9 %). La Galice (1,0 %) a en revanche progressé moins que la moyenne nationale, mais davantage que l’Aragon (-7,4 %), la Navarre (-2,6 %), la Castille-La Manche (-1,5 %) et les Asturies (-0,4 %), qui ont enregistré des baisses.
Prix payés par les étrangers non résidents.
Les étrangers non résidents continuent de payer leurs logements plus cher (2 598 euros le mètre carré) que les résidents (1 676 euros le mètre carré) et les Espagnols (1 574 euros le mètre carré). Le prix moyen payé par les étrangers non résidents a augmenté de 2,8 % sur un an, et celui des résidents de 2,9 %. Les acheteurs espagnols sont restés en retrait, avec une hausse de 0,7 % au premier semestre.
Les prix moyens au mètre carré les plus élevés ont été payés par des acheteurs venus de Suède (3 036 euros/m2), du Danemark (2 930 euros/m2), des États-Unis (2 921 euros/m2), de Suisse (2 812 euros/m2), d’Allemagne (2 724 euros/m2) et de Norvège (2 584 euros/m2). Le prix moyen payé par l’ensemble des étrangers (2 094 euros) a également été dépassé par les acheteurs de Russie, de France, d’Italie, des Pays-Bas, de Belgique et d’Irlande. Les prix les plus bas ont été payés par les Marocains (689 euros/m2), les Roumains (1 086 euros/m2) et les Équatoriens (1 335 euros/m2).
Les Français ont dépassé les Allemands et les Américains au cours de ce premier semestre et ont été en tête des ventes aux étrangers non résidents en Aragon, en Castille-et-León, en Catalogne, en Estrémadure, en Galice, en Navarre et au Pays basque. Les Allemands ont été les principaux acheteurs aux Baléares et aux Canaries, et à égalité avec les Américains en Cantabrie, ces derniers arrivant aussi en tête des achats en Castille-La Manche et à La Rioja. Les Britanniques ont été les principaux acheteurs en Andalousie et à Murcie, tandis que dans les Asturies, la région de Valence, Madrid et en Galice, les principaux acheteurs étaient respectivement argentins, belges, chinois et portugais.
Parmi les étrangers résidents, les Marocains et les Roumains ont été les principaux acheteurs dans la majeure partie du pays, sauf en Galice et dans les archipels, où la part des acheteurs portugais, allemands et italiens était plus élevée.
Source : SUR in English, octobre 2023.



