L’envolée des taux des crédits immobiliers ne semble guère avoir freiné la demande de biens en Espagne : le prix des logements anciens a déjà augmenté de 2,9 % au premier trimestre, une hausse considérable selon les dernières données. Le chiffre est encore plus impressionnant si l’on tient compte de la variation annuelle, qui représente une hausse des prix de 7,3 % sur les 12 derniers mois.
Toutes les régions d’Espagne ont enregistré une hausse du prix des logements anciens, le mètre carré coûtant désormais en moyenne 1 943 euros aux acheteurs. Une grande partie des acheteurs en Espagne achètent une résidence secondaire et, la demande continuant de dépasser l’offre dans les zones les plus prisées, les prix reflètent ce regain du marché. Les professionnels de l’immobilier espagnol n’anticipent aucune chute brutale des prix dans les mois à venir ; dans des zones très recherchées comme Huelva, Grenade et Alicante, ils pourraient même continuer à grimper.
Ce sont les vendeurs de la Région de Murcie qui ont le plus relevé leurs prétentions au premier trimestre, avec des prix affichés en hausse de 4,6 % sur un an. Suivent l’Andalousie, avec une hausse de 4,2 %, et la Communauté valencienne, où les logements sont désormais 3,8 % plus chers.
À l’inverse, le marché a très peu bougé dans des régions comme les Asturies, la Castille-La Manche et l’Euskadi, où les logements anciens n’ont augmenté que de 0,6 % à 0,8 %.
Destination fétiche des voyageurs britanniques, les îles Baléares, qui viennent d’interdire de fumer sur 28 de leurs plages, restent l’endroit le plus cher d’Espagne pour acheter un bien. Les propriétaires y demandent désormais en moyenne 3 746 euros/m2, le chiffre le plus élevé jamais relevé par les experts.
La capitale, Madrid, suit de près à 3 111 euros/m2, un autre record historique. Et si la Région de Murcie a nettement augmenté ses prix cette année, elle reste la deuxième région la moins chère d’Espagne pour acheter, à 1 130 euros le mètre carré.
Source : Tinsa, avril 2023



